L’écosystème ferroviaire prêt avant fin 2017

L’Économiste le 22 Novembre 2017

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La mise en place d’un écosystème ferroviaire sera finalisée avant fin décembre prochain. Une information confirmée lors de la deuxième édition du «Rail Industry Summit», qui s’achèvera le 23 novembre à Casablanca. Ce sera sûrement l’un des événements phares marquant la fin de cette année.

Parmi les mesures phares annoncées en avant-première, l’accompagnement des investisseurs dans leurs implantations, la facilitation de l’accès au foncier, que ce soit pour une nouvelle installation ou une extension, ainsi que la création de centres de formation spécialisés. Au programme également, la création d’un laboratoire d’essais et d’homologation pour appuyer l’innovation.

Ce qui encouragera les industriels et équipementiers de rang 1 dont les premiers sont déjà là (Bombardier, Alstom…) de faire venir des équipementiers de rangs 2 et 3 pour attaquer sereinement le marché africain en pleine croissance compte tenu des besoins énormes exprimés en matière de mobilité. L’arrivée de ces mastodontes permettrait également de développer le transfert technologique et de favoriser l’émergence d’une industrie locale forte.

«Ce nouveau modèle devrait accompagner une montée en gamme et en puissance de l’industrie ferroviaire au Maroc. Un développement qui nécessite, outre l’engagement de l’Etat, celui des grands groupes nationaux et internationaux, sans oublier l’implication du tissu des PME locales», indique Zahra Maarifi, directrice générale de Maroc Export.

Le nouvel écosystème s’appuiera sur l’existence et l’expérience d’un chef de file, qu’est le constructeur national, la SCIF. Et ce, sans oublier le rôle important que joue l’ONCF dans le développement du secteur au niveau du Maroc ainsi qu’à l’échelle continentale. Les opérateurs de la filière profiteront également d’un marché intérieur important, des potentialités à l’export ainsi que des synergies possibles avec l’accélération en cours du développement d’autres industries (aéronautique, automobile, textile, etc.).

Pour Hassan Rebouhate, président du Groupement des industries ferroviaires Maroc (Gifer): «La création d’un écosystème ferroviaire est le fruit de deux années de travail. Cela permettra d’accompagner efficacement le programme de développement industriel national visant notamment à faire de la plateforme Maroc un hub de l’industrie ferroviaire en Afrique».

Pour sa part, Sébastien Ridremont, directeur de l’Ecosystème Maroc de Bombardier Transport: «Il y a une réelle volonté politique d’aller de l’avant, ce qui permettra de booster l’industrie dans un contexte favorable. Il faut miser sur la mobilité durable et la formation des opérateurs ainsi que les cadres de haut niveau».

Et d’ajouter: «L’écosystème ne doit pas se limiter au Maroc mais devra être élargi en Afrique». Même son de cloche auprès du PDG Maroc d’Alstom, Brahim Soua: «Nous misons énormément sur l’écosystème ferroviaire. Le moment opportun, le groupe sera prêt pour intervenir sur le marché africain».

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